Defi: 03/24-De grosses veines, dilatées et gorgées de sang, pour une musculation optimale ?

Lorsque nous voyons un homme musclé que ce soit dans les medias, en salle de musculation ou autre, les muscles saillants comme peut être nous aimerions avoir, on voit (presque) toujours le circuit veineux qui trace son chemin et parfois très en relief.

Par conséquent une croyance selon laquelle des veines dilatées sont un des éléments qui permettent au muscle de plus se développer, ou que cela conditionne le développement de celui ci s’est répandue.

Voyons ce qu’il en est exactement, qu’est ce qui provoque la saillance de ces veines chez ces hommes aux gros muscles bien dessinés, et pourquoi aussi dilatées et voyantes ?

 

Veines dilatées: une question d’esthétique ?

Sachez le pour les plus naïfs qui pourraient en douter, nous avons tous des veines ! Open-mouthed smile mais chez certains, elles sont mieux cachées que chez d’autres. Nous allons voir dans un premier temps qu’est ce qui fait que chez eux, ça se voit tant ?

Tout d’abord, faisons un petit rappel sur les différentes couches de notre corps qui recouvrent nos veines jusqu’à la couche la plus superficielle de notre peau.

Veines sous la peauPour ne pas entrer dans des détails inutiles, toutes les légendes ne seront pas reprises, mais seulement celles susceptibles de nous intéresser.

Nous avons globalement 3 couches qui recouvrent nos veines.

La couche A: L’épiderme, couche très fine de l’ordre du 10eme de millimètre, contient majoritairement des terminaisons nerveuses, aucune veine.

La couche B:  Le derme, couche fine ici encore (peut atteindre un maximum de 1 millimètre)  composée majoritairement de tissus conjonctifs (mais pas nos graisses), elle contient un réseau sanguin très fin et ramifié mais pas encore les veines qui nous intéressent.

La couche C: L’hypoderme, couche très vascularisée dans laquelle on retrouve les tissus adipeux (nos fameuses graisses), et sous la graisse, notre réseau sanguin: les veines, artères etc. Le fait qu’elle contient nos graisses, rend cette couche plus ou moins épaisse en fonction des individus.

En dessous de l’hypoderme (et donc de la peau), on trouve  directement les muscles et tendons etc.

Sur les trois couches qui recouvrent nos veines, nous ne pouvons pas agir significativement sur l’épaisseur des deux premières. Ce n’est pas tellement grave compte tenu de leur épaisseur.

La troisième cependant contient les tissus adipeux, c’est la couche qui va mincir lorsqu’on va faire une sèche. C’est ici que se trouvent les graisses. C’est aussi un des éléments (si ce n’est le plus) importants pour favoriser la saillance des veines sur un muscle.

Donc si vos veines sont saillantes, c’est que vous avez un taux de masse grasse bas à cet endroit du corps (ce qui peut ne pas être le cas pour d’autres parties du corps comme le front en général).

Donc c’est plutôt bon signe pour quelqu’un qui aime les veines saillantes,  veut avoir un indice de masse grasse le plus bas possible, ou pour ceux qui voudraient bien que leurs abdos soient visibles. Attention, ici on ne parle que de “saillance” des veines, c’est à dire de leur capacité à ressortir, à ce que ça produise une irrégularité au niveau de la peau, et non pas seulement le caractère “visible” des veines qui est aussi affecté par la couleur de la peau.

Un facteur occasionnel à ne pas oublier qui provoque de manière passagère le grossissement des veines est la vaso-dilatation. Ceci signifie la dilatation de la paroi des veines, généralement lorsque le corps a chaud pour réguler sa température. On remarquera le contraire s’il fait froid, la vaso-constriction qui rétrécit le diamètre des veines, ce qui les rend moins grosses et visibles quand le corps a froid.

 

Bloquer le sang dans les veines… Une technique d’entraînement efficace !

Maintenant que nous avons vu quels sont les éléments qui favorisent ou non la saillance des veines, nous allons voir rapidement une technique surprenante dont le principe est de restreindre le flux sanguin sortant du muscle (donc les veines) pour favoriser l’hypertrophie.

Cette technique développée par le scientifique japonais Y.Sato en 1966 se nomme le KAATSU ou technique de restriction vasculaire.

Le protocole est simple, le pratiquant dote son membre travaillé d’un élastique relativement serré, celui ci compresse les veines et empêche le sang de quitter le muscle, et provoque une congestion dans le muscle. Par conséquent, le sang pauvre en oxygène et chargé de déchets métaboliques comme l’acide lactique reste dans le muscle ou du moins le quitte très lentement, et ceci favorise le stress métabolique.

Beaucoup d’études scientifiques ont été menées sur les effets de la restriction vasculaire, nous allons voir quels sont les informations que nous apportent les 7 expériences suivantes:

D’après ces expériences, on apprend que finalement l’entrainement avec occlusion à charges faibles, provoque la même réponse métabolique du corps qu’un entrainement à objectif d’hypertrophie classique avec des charges lourdes. Que ce soit au niveau du recrutement des motoneurones, de la voie mTOR, de la myostatine, des cellules satellites, de l’hormone de croissance ou autres.

Cependant, il convient malgré tout de faire attention, les tendons ne répondent pas de la même façon qu’avec des charges lourdent, ils restent adaptés aux charges réellement portées. Par conséquent, on peut supposer qu’une longue période d’entraînement avec occlusion vasculaire peut augmenter la force et que le passage à un entrainement classique peut provoquer une blessure grave car les tendons ne sont pas adaptés à soulever une charge aussi lourde, que le muscle est pourtant capable de supporter.

Cependant, d’après les  recherches suivantes de Lowery (https://www.researchgate.net/), de Luebbers (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24476782) et de Cook  (https://www.researchgate.net ) nous apprenons que l’entrainement avec occlusion affecte surtout la force, d’avantage que l’hypertrophie du muscle.

Il affecte fortement les neurones (autant qu’un entrainement classique avec charges lourdes) mais il ne provoque que peu de lésions, ce qui signifie aussi  que le temps de récupération est raccourci par rapport à un exercice classique avec charges lourdes.

Ce dernier point rend cette technique particulièrement efficace dans le cadre par exemple d’une préparation physique à un sport de force, ou la récupération / le maintien de son niveau en cas de blessure.

 

Voilà, j’espère que cet article vous a plu, laissez un commentaire pour me dire ce que vous en pensez et si vous avez des questions par la même occasion ! Smile

 

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2 Responses to “Defi: 03/24-De grosses veines, dilatées et gorgées de sang, pour une musculation optimale ?

  • Impressionnante la technique, ça laisse perplexe. Par contre j’ai du mal a voir ce que ça peut donner un élastique au niveau du muscle. As tu des astuces pour bien le mettre ? Ou peut être pourrait tu joindre une photo pour qu’on vois a peu près ce que ça donne. Ce genre d’entrainement est accessible a tous selon toi ? Merci pour cet article 🙂

    • Mohamed Acar
      6 mois ago

      Bonsoir Lululav, tout d’abord, merci de ton commentaire.

      Eh bien c’est très simple. Prenons l’exemple du biceps. L’élastique sera placé juste au dessus de celui-ci, juste avant la “boule” de l’épaule.
      Il n’est pas vraiment possible de donner d’astuce pour bien le mettre, cela dépendra de ton ressenti.
      Ce qu’il faut retenir c’est qu’il ne doit pas te faire mal, mais tenir quand même sur ton bras tout en comprimant un minimum. Si c’est trop lâche, rien ne t’empêche de le resserrer ou d’en prendre un plus “court”. Attention, ça ne doit pas faire mal rien qu’en étant sur le muscle.
      Malheureusement je n’ai pas de photo à disposition, mais promis si j’arrive à en obtenir une, je publie ça 😉
      Ce genre d’entraînement est surtout pratique dans les cas que j’ai précisé. Autrement, il faut mieux travailler de manière plus classique pour éviter le déséquilibre entre la résistance des tendons et la force des muscles.

      Je t’en prie, merci à toi et bon courage !
      Mohamed Acar

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